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Milovan, 74 ans, a passé quinze années dans un box à Paris

« C’est une nouvelle vie qui commence, merci beaucoup. » Milovan, 74 ans, revient de quinze années à vivre dans un box, situé dans un parking au quatrième sous-sol d’un immeuble dans le 15e arrondissement de la capitale française. Avec seulement 200 euros par mois de retraite, cet ancien artisan dans le bâtiment, d’origine serbe, n’avait, depuis dix ans, plus les moyens de payer le loyer de son petit espace insalubre, jonché de vieux pots de peinture et de cartons. Ce dernier était alors menacé d’expulsion.

 

Des membres de l’association Droit au logement (DAL) ont pris connaissance de sa situation grâce à un compatriote serbe du septuagénaire. Eux-mêmes ont alerté Le Parisien. « Si on n’avait pas été alertés, Milovan se retrouvait à ce jour à mourir à petit feu sur le trottoir », assure Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. Le quotidien a alors raconté l’histoire du retraité dans son édition du 29 avril. Quelques jours plus tard, le 5 mai dernier, Le Parisien publiait une bonne nouvelle.

 

Un processus de relogement mis en place

Grâce à cette médiatisation, à la mobilisation des membres de l’association Droit au logement et au Centre d’action sociale de la ville de Paris (CASVP), un processus de relogement a été mis en place pour Milovan. Ce dernier a ainsi pu intégrer la résidence autonomie Vaugelas dans le 15e arrondissement de Paris, rapporte encore Le Parisien. « Ces résidences accueillent des personnes âgées qui ont connu des situations de grande précarité », explique Véronique Levieux, adjointe à la maire de Paris en charge des seniors et des solidarités entre les générations, dans les colonnes du quotidien.

 

« Je ne suis ici que depuis une semaine, il faut du temps pour que je m’adapte mais je suis très heureux », confie le principal intéressé depuis son studio équipé d’une cuisine aménagée et même d’une terrasse ensoleillée.

 

« C’est une histoire qui mérite d’être connue et sa médiatisation a permis de trouver une solution rapide », souligne Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. J’espère que ce récit servira à mettre en lumière de nombreux autres cas similaires. »

    Arièle Bonte

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