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Lieu de répit, pour les malades psychiatriques de la rue

À Marseille, cet établissement associatif propose une halte de « répit » aux personnes précaires atteintes de graves troubles psychiatriques.

 

L’association Lieu de répit est un espace d’accueil communautaire pour les personnes précaires souffrant de graves troubles psychiatriques. Actif depuis 2017, l’établissement peut accueillir jusqu’à dix personnes sur des séjours d’un mois, renouvelables deux fois. Les personnes hébergées sont libres de venir et d’aller comme bon leur semble, et d’accéder aux parties communes pour échanger avec bénévoles et personnes salariés.

 

Pour Ismaël Bechla, chargé de mission, la force de cette association demeure dans la pluralité de ses effectifs. « Parmi notre personnel, nous avons la chance d’avoir des travailleurs et travailleuses paires, c’est-à-dire des personnes qui ont elles-mêmes souffert des mêmes maladies, dans les mêmes conditions. Elles et ils ont une approche différente, et mettent ainsi leur savoir au service de la communauté. »

Pourquoi est-ce important ?

Les personnes vivant une crise psychique dans des états extrêmes, et qui sont définies par le monde psychiatrique « d’atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires » ont entre 20 et 25 ans d’espérance de vie en moins que la population générale. Pourtant ces personnes peuvent se rétablir dans la plupart des cas de ces troubles dits à tort « incurables ». Un lieu de répit est alors l’opportunité de se reconstruire à son rythme, dans un espace bienveillant, sans contrainte de soin.

 

« Le sentiment de sécurité est un besoin primaire pour se reconstruire. Le logement est aussi l’opportunité d’exprimer ses propres choix, selon ses propres règles, en autonomie, avec son intimité. Ainsi, les personnes qui viennent ici retrouvent une place sociale normale, elles redeviennent des citoyennes et citoyens lambda », explique la Dr Aurélie Tinland, responsable des équipes-mobiles psychiatrie précarité de Marseille. Ismaël Bechla insiste lui sur l’esprit de communauté, et de la notion de libre-arbitre sur lesquelles repose l’association. « Les gens viennent à nous de leur propre gré, ou sur les conseils d’un travailleur ou d’une travailleuse sociale. Mais jamais ils ne sont obligés à quoi que ce soit. Les hospitalisations sans consentement, qui sont monnaie courante dans les hôpitaux psychiatriques, ne font qu’aggraver les traumatismes existants et poussent les gens à renoncer aux soins. »

Coordonnées

Il est possible de rentrer en contact avec le personnel de l’association via ce numéro : 07 83 34 00 63.
Le site internet est en construction.

    Edgar Sabatier

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