NOUS SUIVRE SUR_

PARTAGER SUR_

FIT, un refuge pour les jeunes femmes vulnérables

À Paris, l’association FIT Une femme un toit accueille les jeunes femmes victimes de violences conjugales dans un espace non-mixte, le CHRS Les Universelles. Une halte « primordiale » à leur reconstruction.

 

« On reçoit les jeunes femmes les plus vulnérables de la société, celles qui n’ont pas de RSA, pas de diplôme, et n’ont droit à rien. » Dès sa création, en 1969, l’association FIT repose sur ces principes : accueillir, dans les principes de la laïcité, des jeunes femmes isolées, en situation régulière sur le territoire français, et, parmi les jeunes travailleuses, les plus démunies d’entre elles.

 

Aujourd’hui, FIT gère le centre d’hébergement et de réinsertion sociale Les Universelles, qui peut accueillir jusqu’à cent résidentes par an. « Les femmes accueillies ont toutes pour point commun d’avoir entre 18 et 25 ans, et d’être victimes de violences sexistes ou sexuelles », explique Adelaïna Desmars, éducatrice spécialisée du centre d’hébergement. « Notre rôle est avant tout de leur offrir un lieu de répit où elles peuvent enfin souffler, et prendre le temps de penser à leur avenir. »

 

En parallèle de l’important travail réalisé autour de l’insertion professionnelle, les cinq éducatrices mettent également un point d’honneur à vulgariser la culture : « On organise des sorties culturelles, des marches civiques, des slams, pour tenter de les amener vers un environnement nouveau, des loisirs qu’elles n’ont jamais eu la chance de connaître. »

Pourquoi est-ce important ?

Chaque année, en France, 220.000 femmes sont victimes de violences, selon les chiffres officiels. En 2020, 90 d’entre elles ont été tuées par leur (ex)conjoint. Elles étaient 146 à avoir succombé l’année précédente. Cette violence se répercute également dans les centres d’hébergement mixte, où la population masculine est largement dominante. « On a l’exemple d’une jeune femme, ici au FIT, qui s’est crue protégée en entrant la première fois dans un CHRS mixte. Or, des hommes la harcelaient de jour, toquaient à sa porte la nuit. Elle a finalement préféré repartir à la rue, où elles se sentaient plus en sécurité », raconte la référente sociale.

 

Selon Nadège Passerot, déléguée générale de l’association Agir pour la Santé Des Femmes (ASDF), il ne s’agit pas de discréditer les espaces mixtes, qui ont leur importance, mais de développer davantage la non-mixité. « Malheureusement c’est un fait : les CHRS mixtes sont souvent gangrenés par la violence, les problèmes d’addictions. Or, les femmes à la rue ont besoin de sérénité, de se retrouver uniquement entre femmes pour pouvoir reprendre confiance en elles et entamer leur reconstruction. »

Comment participer ?

Pour contribuer aux actions du FIT, vous pouvez adhérer en ligne, faire un don financier par courrier ou la plateforme HellloAsso, ou venir déposer des vêtements « neufs » directement au CHRS.

Coordonnées

Site Web

Page Facebook
Compte Twitter

    Edgar Sabatier

PARTAGER SUR_


Je donne mon avis

EN Découvrir plus
Les dernières vidéos