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Au Refettorio, des chefs étoilés pour les sans-abris

À Paris, le Refettorio offre des repas gastronomiques aux personnes précaires. Ce vendredi 18 décembre, les chefs étoilés Romain Meder, du Plaza Athenée, et Guillaume Goupil, du Baudelaire, se sont joints aux bénévoles pour faire de ce dernier dîner de l’année une soirée inoubliable.

 

18h30. À l’entrée du Refettorio, niché sous l’église de la Madeleine, à Paris, les premiers convives pointent timidement le bout de leur nez, rougis par le froid. À l’intérieur de cette sublime enceinte de pierres, décorée par le célèbre artiste contemporain JR, l’ambiance se veut chic sans être guindée. « Salut Pierrick, comment ça va ? T’es pas en retard aujourd’hui ! », lance Damien, le dandy-médiateur du restaurant qui s’impose en maître de cérémonie. « Vous me suivez ? C’est par ici », soumet soigneusement l’une des serveuses bénévoles. Chaque invité est alors conduit à sa place attitrée. Ce soir, comme Pierrick, une soixantaine de personnes démunies, seules, en familles, ou accompagnées d’une association, prendront place dans la crypte du Refettorio, doux sanctuaire de la gastronomie solidaire.

 

Le luxe pour tous

 

Imaginé par le chef Massimo Bottura, triplement étoilé et deux fois élu meilleur restaurant au monde, le premier Refettorio est né en 2015 à Milan. Son enjeu est double : offrir une cuisine haute gamme aux personnes précaires, à partir de produits récupérés chez des banques alimentaires. Une équipe résidente et des bénévoles assurent les prestations tous les soirs de l’année et, une fois par semaine, les plus grands chefs de la planète — Yannick Alleno, Alain Ducasse, Michel Troisgros, Jean François Piège, et tant d’autres — sont invités à venir proposer un menu selon les denrées disponibles. Le concept s’est exporté à Rio, puis à Londres, et enfin dans la capitale française, il y a trois ans. Pour Maxime Bonnabry-Duval, chef du Refettorio Paris depuis son ouverture, c’est ici qu’il trouve sa véritable félicité : « C’est un bonheur de rendre heureux tous ces gens en les asseyant autour d’une table », explique le jeune homme de 29 ans, jadis au service du premier ministre, dans les cuisines de l’Hôtel Matignon. « Eux se nourrissent de mes plats, moi, je me nourris de leurs sourires. C’est ce qui me fait avancer. »

 

 

    Edgar Sabatier

    Marie Rouge

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Graille

Des repas maison pour les personnes sans-abris à partir d’aliments invendus ? Voici la mission de Graille. Trois fois par semaine, chefs professionnels et bénévoles se rejoignent pour réaliser plus d’une centaine de portions solidaires.

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