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Association Toit à moi : bientôt un nouvel appartement solidaire à Marseille

Déjà présente dans huit villes en France, l’association Toit à Moi, qui aide les personnes sans-abris à se loger, ouvre une nouvelle antenne à Marseille et recherche des donateurs et donatrices pour financer son futur appartement solidaire.

 

« On leur offre un toit sans date butoir de sortie, ni d’objectif à atteindre. Le tout est qu’ils avancent. » Pas de durée limite, mais des résultats flagrants. En dix ans, l’association Toit à Moi a aidé plus de 80 personnes sans-abris à se réinsérer dans la société grâce à sa formule participative qui combine logement et accompagnement social. Présente dans huit villes de France, l’association dispose de 35 logements T2 destinés à de la mise à l’abri continue. Une personne hébergée par appartement, autour duquel gravitent des éducateurs et éducatrices spécialisées et des bénévoles chargés d’assurer un accompagnement social. « Il est essentiel de créer du lien pour que le projet ait un sens, et une chance d’aboutir », rappelle Denis Castin, fondateur et directeur général de l’association.

Financé par parrain et marraine

C’est Marseille Solution, un accélérateur de projets sociaux et environnementaux, qui a convaincu l’association Toit à Moi de développer ses actions dans la cité phocéenne. « Au regard de leur connaissance du territoire, Marseille Solution a diagnostiqué que notre aide pouvait correspondre. » Ici, comme au départ de chaque projet, l’initiative commence par la recherche d’un bien répondant à certains critères. « Un T2, si possible dans le centre-ville ou facilement accessible en transport en commun, entre 80.000 et 130.000 euros. » En parallèle, l’association a dores et déjà lancé sa cagnotte de financement participatif sur la plateforme HelloAsso pour trouver ses 120 donateurs et donatrices, garantes du futur prêt immobilier. « Les parrains et marraines s’engagent à verser 20 euros ou plus chaque mois pendant cinq ans », explique Denis Castin. « Notez que les dons sont défiscalisés à 75%, ce qui revient à payer 5 euros par mois après la réduction d’impôt. » La masse salariale ainsi que les charges de la structure seront quant à elles prises en charge par des « mécènes », des entreprises privées qui deviennent alors partenaires du projet. « Parce qu’on privilégie un accompagnement social de qualité, la main d’œuvre coûte souvent plus cher que le logement. »

Le logement d’abord, l’accompagnement surtout

« Vivre à la rue, c’est l’impossibilité de se projeter dans l’avenir, de réfléchir à l’emploi. On se demande davantage où aller faire ses besoins, à trouver de quoi manger ou un endroit où dormir. » Si l’obtention d’un logement privatif marque une première étape salvatrice, Toit à Moi place l’accompagnement social au centre du processus de réinsertion. « Loger, c’est le plus simple. Le vrai défi c’est de savoir comment remettre ces gens dans une nouvelle dynamique de vie. » Pour y parvenir, l’association a choisi de limiter à cinq le nombre de bénéficiaires par éducateur spécialisé. Privilégier la qualité à la quantité, une denrée rare dans le secteur du social qui fait l’ADN de Toit à Moi : « C’est grâce à ce taux très bas que l’on peut aider ces gens sur le long terme ». Coordonnés par les professionnels de l’association, les bénévoles jouent eux aussi un rôle essentiel dans le projet. « ils organisent eux-même des sorties, des activités, et donnent du sens au projet. À tels point qu’ils deviennent parfois amis avec les hébergés. »

 

Pour participer au projet marseillais Toit à Moi, rendez-vous sur la cagnotte participative ou devenez bénévole en contactant l’association.

    Edgar Sabatier

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