Migrants d’hier

Saison 4 | Des décennies dans l’ombre des foyers

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L’edito de la Saison 4

En ce moment, dans l’actualité, on parle beaucoup de la crise migratoire, des nouveaux réfugiés. Nous, on va vous parler de ces anciens migrants arrivés il y a 10, 20 ou 40 ans en France et qui vivent dans les foyers de travailleurs.

Wagui, 30 ans de vie et de luttes au foyer

Wagui se bat depuis plus de 30 ans pour préserver le foyer Bisson dans le quartier Belleville à Paris. Les travaux, les conflits politiques, les papiers et la recherche de boulot pour les habitants, Wagui gère tout, pour pas un sou. Pris en étau entre gestionnaires et résidents, le délégué du foyer a aussi le cul entre deux continents. D’un côté, sa terre natale, le Sénégal où vit toujours sa famille. De l’autre, la France, sa culture d’adoption.

Les micro-couloirs du foyer

Ils sont arrivés en France il y a 10, 20 ou 40 ans et vivent toujours dans les foyers de travailleurs migrants. Pour Bakary, Silla, Sako, Baradji et les autres, le foyer, c’est plus qu’une maison. C’est aussi le coeur de leur vie d’exilé. Un attachement que chacun exprime a sa façon.

Radio En Chantier : Libérer la parole des foyers

On a suivi Sidy, Antoinette, Hugo et Amadou de REC, la radio des foyers pendant les préparatifs d’une de leurs émissions. Comme nous, ils donnent une voix à ceux qui n’en ont pas, les résidents des foyers. Avec un objectif clair : parler des problèmes de logement, de papiers tout en leur apprenant les métiers de la radio. Bref, du concret !

Cuisines collectives : Le coeur des foyers

Cuisiner, manger, être ensemble… Toute l’âme des foyers se retrouve dans les cuisines collectives. Le repas c’est aussi l’occasion de monter des projets. En France, comme dans le pays d’origine.

Nouveaux foyers : les travailleurs migrants sur le carreau ?

Prévue depuis vingt ans, la réhabilitation des foyers en résidence sociale démolit un mode de vie collectif et solidaire pour fabriquer des studios uniformes destinés à des pauvres multi-profils. Nous avons tenté de démêler les récits désespérés de résidents de foyer et de comprendre comment le logement ultra-social pouvait devenir rentable.

Dans les foyers, la prière au tapis !

Dans les foyers de travailleurs migrants, les salles de prière musulmane ferment les unes après les autres. Elles sont pourtant très fréquentées, et pallient le manque criant de mosquées. La foi, pour beaucoup de migrants, c’est un moyen de supporter la vie d’exil. Les résidents dénoncent un malaise croissant autour de leur religion. Et voient dans ces salles de prières une barrière au fanatisme.

Yahia, la France c’est chez lui

Travailleur migrant arrivé d’Algérie il y a 40 ans, Yahia se sent profondément Français. Ancien ouvrier puis chauffeur routier, ce vieux chibani de 70 ans vit toujours au foyer, à Évreux. Et pour finir sa vie, entre ici et l’Algérie, Yahia a choisi.