Jean-Claude, mon chez moi sur le trottoir

Avec une enfance digne des Misérables, dix ans de cabane et trente ans de rue, Jean-Claude n’a jamais pu jouir d’une véritable intimité. Bains-douches, toilettes publiques et amour en pleine rue, le grand-père du quartier Jaurès (19ème arrondissement) à Paris a dû, comme beaucoup d’autres, s’adapter. Mais même sur le trottoir, on a besoin d’un coin à soi. Jean-Claude lui, n’a jamais bougé du sien et l’a même aménagé. Il est aujourd’hui une figure du quartier. Les riverains, il les a connus tout-petits et les a vus grandir. Et pour la majorité d’entre eux, Jean-Claude est ici chez lui.

La rue, le secret d’olivier

Il y a quelques années, Olivier a divorcé. Accident de parcours, ça arrive. Sac sur le dos et duvet sous le bras, il devient sans-abri. Et après ? Il ne sait pas. Olivier ne dira rien à sa famille, rien à ses amis. Pendant six mois, alors qu’il travaille le jour, il passe ses nuits dans la rue. Seul, avec son secret, et sa fierté.

eric,la vie

après le placard

Le 19 septembre 2014, Eric sort de taule après avoir passé 18 ans à l’ombre. Rattraper le temps perdu, dépasser les traumatismes de la prison, s’adapter au monde extérieur, affronter les administrations, trouver du boulot, tenter de trouver sa place… Rien n’est simple quand on a l’étiquette “ancien taulard”.

 

muriel, de taularde à femme d’affaires

Aujourd’hui, Muriel a son propre restaurant et une vie rangée. Mais avant, il y a eu la prison. Dix ans d’aller-retour au placard puis des années aux parloirs. Devenue une véritable femme d’affaires, Muriel est fière du chemin parcouru. Fière de s’en être sortie toute seule.

Trouvons des solutions ensemble

ludovic, un cabossé engagé pour les autres

Enfant maltraité, séquestré, puis bien plus tard, prisonnier, la vie de Ludovic c’est une succession de traumatismes. Mais grâce à des rencontres et des mains tendues, ce cabossé de la vie a fait de son vécu une force. Il souhaite aujourd’hui rendre « au centuple » et met toute son énergie au service des autres.

 

Sophie, l’oubliée de la nuit 

Depuis plus de dix ans, chaque jour vers 17h, Sophie attend que son téléphone sonne. Ce coup de fil, c’est l’assurance de pouvoir aller bosser une fois la nuit tombée, à l’aéroport de Roissy. Une décennie d’intérim à se flinguer la santé, à subir les abus de pouvoir, le mépris et le sexisme au travail. Ouvrière de nuit, femme, épouse, maman, l’histoire de Sophie, c’est un peu celle de tous les galériens du travail. De ceux qui subissent pour gagner plus, mais perdent beaucoup. L’histoire d’une battante qui donne tout pour sa famille. Et qui ose aujourd’hui parler au nom des oubliés de la nuit.

jeanjean, une deuxième vie après la nuit

Jean-Claude est ouvrier chez Herta depuis vingt ans. Mari et père de cinq enfants, des rêves plein la tête, il a expérimenté le travail de nuit pendant 8 ans, « pour le pognon ». Un morceau de vie qu’il n’a pas vu passer et qui a bien failli l’achever. Il y a quelques semaines, la médecine du travail le faisait repasser « de jour ». La fin d’un long tunnel, et le début de… la vie, enfin.

 

Wagui, 30 ans de vie et de luttes au foyer

Wagui se bat depuis plus de 30 ans pour préserver le foyer Bisson dans le quartier Belleville à Paris. Les travaux, les conflits politiques, les papiers et la recherche de boulot pour les habitants, Wagui gère tout, pour pas un sou. Pris en étau entre gestionnaires et résidents, le délégué du foyer a aussi le cul entre deux continents. D’un côté, sa terre natale, le Sénégal où vit toujours sa famille. De l’autre, la France, sa culture d’adoption.

Yahia, la france c’est chez lui

Travailleur migrant arrivé d’Algérie il y a 40 ans, Yahia se sent profondément Français. Ancien ouvrier puis chauffeur routier, ce vieux chibani de 70 ans vit toujours au foyer, à Évreux. Et pour finir sa vie, entre ici et l’Algérie, Yahia a choisi.

 

Colette, du swing

contre la déprime 

A 84 ans, Colette n’a jamais vraiment vieilli. Pourtant chaque jour son Parkinson tente de lui prouver le contraire. Alors la petite Normande s’accroche à ses rêves et ses souvenirs. Son credo ? Le jazz et les macarons. Un bon combo pour une âme d’ado coincée dans un corps de vieille femme.

Trouvons des solutions ensemble

Jackeline, quand une mamie réveille un village endormi

Jackeline vit seule, loin de tout, dans une petite commune de la Sarthe. On pourrait croire qu’elle en souffre, mais ce serait mal la connaître ! À 77 ans, sa force de caractère la pousse à trouver toutes les solutions pour combattre l’isolement : entre deux promenades avec ses chiens, elle organise des dîners entre voisins et dispense même des cours de yoga ! Au village, son arrivée a été une petite révolution.

 

Charlotte, la solitude
ça s’entretient

A 77 ans, Charlotte vit seule et recluse dans sa maison, au fin fond de la Creuse. Malgré l’isolement, cette vieille dame a appris à s’accomoder de la solitude : elle collectionne les souvenirs, s’émerveille d’un rien et trouve de la compagnie où elle peut. Un peu loufoque mais surtout terriblement attachante, Charlotte n’a pas dit son dernier mot.

Jimmy, «fils de pute»

Depuis 39 ans, Jimmy vit avec la prostitution. Dans ses souvenirs d’enfance, pas de maison ni de tendresse. Juste les structures de la DDASS, les regards méprisants et les visites à cette femme en jupe rouge, sa mère, qu’il aime plus que tout. Son récit, c’est celui des petits que l’on pointe du doigt, des ombres derrière les hôtels, des enfants de prostitué(e)s.

 

Chloé, pute en lute 

N’allez pas dire à Chloé qu’elle est une victime. Une pute ok. Mais une pute consciente, qui “travaille plus avec sa tête qu’avec ses fesses”. A 34 ans, cette travailleuse du sexe, ergothérapeute de formation, tapine en toute indépendance. Depuis 6 ans, sur son bout de trottoir, des privilégiés aux plus modestes, Chloé voit défiler toute la société. Libertaire, elle estime vendre à ses clients un “petit moment d’égoïsme”. Militante, elle lutte sans angélisme pour la reconnaissance des travailleurs du sexe indépendants.

Trouvons des solutions ensemble

Wendy, rêves européens d’une trans équatorienne

Wendy est née dans le mauvais corps. Depuis son enfance en Equateur dans les années 1980, elle se bat pour que sa véritable identité de femme soit reconnue par ses proches. Dans un pays où l’homosexualité était illégale jusqu’en 1997, Wendy, comme de nombreux transsexuels équatoriens a décidé de refaire sa vie en Europe. Travailleuse du sexe depuis 25 ans, Wendy, installée à Nantes, est aujourd’hui fière de la femme qu’elle est devenue.

 

Marco, follement poète

Trente ans à construire une vie. Une nuit pour la défaire. En 2007, Marco est diagnostiqué schizophrène à la suite d’un « coup de folie ». Visions, voix, délires paranoïaques, angoisses. C’est la descente aux enfers. Depuis, il lutte pour remonter à la surface et « vivre une vie comme tout le monde ». Armé d’un optimisme inébranlable et de son éternel sourire, il reconquiert un à un tout ce qu’il a perdu.

Marlène, pas de moi sans toit

À peine née, Marlène est abandonnée par ses parents. Pauvre, dévorée par la peur d’être seule, elle connaît, très jeune, des crises qui lui feront voir toutes les couleurs des cliniques psy. Aujourd’hui, après les foyers et les nuits d’errance, la jeune dame se repose, revit doucement, et “hallucine” d’avoir si furieusement envie de vivre.

 

Philippe, soigné soignant

Philippe n’a jamais été comme les autres. Après avoir été malade parmi les sains, il a travaillé quatre ans comme médiateur de santé / pair en milieu psychiatrique. Ancien patient parmi les médecins, il a tenté de trouver sa place sans se perdre lui-même.

Nicolas, le rêve comme évasion 

La vie de Nicolas avait plutôt bien commencé. Une enfance ordinaire au cœur du bassin lorrain, un service militaire au soleil, des potes, une copine… Puis la mort est venue ternir le tableau. Le suicide de son père l’a plongé dans une dépression. Après ce passage à vide, Nicolas se relève petit à petit.

 

Trouvons des solutions ensemble

Catherine, l’abandon depuis l’enfance

Il y a peu, Catherine, 56 ans, disposait d’un logement, d’une voiture, d’une famille. « Je ne pensais pas que ça m’arriverait de tomber un jour à la rue », raconte-t-elle avec pudeur. Très active, l’ancienne opératrice de saisie dans les transports avait tout pour être heureuse. Des coups de malchance ont réveillé les fragilités qu’elle tentait de surmonter depuis l’enfance et l’ont plongée dans la précarité.

SOFIA, UNE VIE DANS 7M2

À Paris, le mal-logement n’épargne aucun arrondissement, pas même le très chic 16e. Sofia, 57 ans, fait partie de ces précaires vivant dans le quartier. Elle a ouvert les portes de sa chambre de bonne à Sans A_ pour raconter son histoire.

Pierre favre, du punk au bon dieu

Il a connu la rue, a été chanteur de punk puis est devenu adjoint d’un aumônier du Secours Catholique. A 56 ans, Pierre Favre, alias Piero Sapu, ex-chanteur des Garçons Bouchers, a vécu mille vies. Il met aujourd’hui sa voix au service de ceux que l’on n’entend pas, Les Sans Voix.

Anne, la résilience d’une mère

Après vingt ans dans la rue, la maternité a permis à Anne de s’en sortir. Traumatisée par les violences qu’elle a subies, le chemin vers la paix est encore long. Sur ce chemin se trouve un livre, « Mes Années Barbares », qui vient d’être publié.

Pierre, des dettes jusqu’au trottoir

Il s’appelle Pierre Laurent. Mais ne fait pas de politique contrairement à son homonyme communiste. Dans une autre vie, lui, servait le rouge à sa manière : derrière le zinc des comptoirs. Portrait d’un garçon de troquet que l’aversion pour la paperasse a mené à la rue.

ARIANE, LE LABYRINTHE DE L’ENDOMETRIOSE

En France, près de 2,5 millions de femmes souffrent d’endométriose. Derrière ce nom aux consonances souvent obscures se cache une maladie chronique qui touche l’appareil génital féminin. Ariane, qui en est atteinte depuis trois ans, raconte son quotidien.

Christophe, boire et déboires

Son regard déterminé et ses cheveux noirs mi-longs en font une vraie gueule. L’un de ces types dont on sent qu’ils ont un vécu.

Ahmed, toujours exploité, jamais naturalisé

Ahmed a beau travailler depuis quinze ans en France, il n’a toujours pas à obtenu le droit d’y séjourner. Entre petits boulots au noir et nuits de galères sous une tente à La Défense, voici le quotidien désenchanté d’un Marocain sans-papiers.

jean-louis, jean-marie, une amitié insoupçonnable

Quand un sans-abri et le président du Conseil constitutionnel sympathisent dans la rue, cela ressemble à une rencontre incongrue. Et si, en plus, il en naît un livre…